Île Rouge

20) Les Aloès

Les Aloès

Liliacées : (Liliacées-Aloacées) - (Liliacées-Agavacées)

Amaryllidacées

Agavacées- Iridacées

Cannacées - Zingiberacées

Musacées - Strelitziacées

Broméliacées - Dioscoreacées

20ème TYPE

Les Aloés

Les aloès, Aloe (Liliaceae-Aloeaceae), sont des plantes très répandues dans tout le Centre, l’Ouest et le Sud de Madagascar. Ce genre est d’origine africaine jusqu’en Arabie. Il comporte 130 espèces, dont 31 espèces sont originaires de Madagascar. Leur nom malgache est vahona souvent suivi d’un qualificatif se rapportant à chacune des espèces :
- On les reconnaît facilement à leurs feuilles charnues allongées, portant sur les bords des aiguillons plus ou moins développés.
- Ils n’ont généralement qu’une rosette de feuilles, sans tige bien marquée.
- Mais certaines espèces de l’Ouest et du Sud-Ouest ont cependant une tige qui peut atteindre jusqu’à 3 et 4 mètres.
- Lorsqu’on blesse les tiges ou les feuilles, il s’en écoule un liquide brun très amer, riche en aloïne, substance utilisée pour ses propriétés pharmaceutiques.
- Pendant le cours de la saison sèche, on voit apparaître les fleurs.
- Elles naissent à l’aisselle des feuilles supérieures, presque au centre de la rosette et sont disposées en grandes grappes ou en épis compacts. Ces fleurs souvent brillantes, colorées en rouge ou en jaune, comportent un périanthe formé de 3 sépales et 3 pétales, presque semblables. Les étamines sont généralement peu saillantes, elles sont plus ou moins soudées aux pétales à leur base.
- L’ovaire est supère, il comprend 3 loges, renfermant chacune de nombreux ovules.
- Le fruit est une capsule s’ouvrant par 3 fentes longitudinales et qui renferment un grand nombre de graines légères, irrégulièrement anguleuses et pourvues d’une petite aile membraneuse plus ou moins développée.

Ces plantes composent la famille des Liliacées-Aloéacées

Aloe divaricata Berger (fleurs)

Les dragonniers, Dracaena (Liliaceae-Agavaceae), atteignent parfois la taille d’un arbre. Il existe de nombreuses formes de dragonniers, arbustes plus ou moins flexueux que les créoles désignent sous le nom de bois de chandelles ou bambou marron, Dracaena reflexa et les Malgaches sous ceux de kanjo, tsimitrona, tavivolalahy, ranjo, tsihasinkasina, tavolaly.

En particulier, le dragonnier à feuilles aiguës, Dracaena angustifolia, que les Malgaches connaissent sous le nom de hasina et qui est encore fréquent dans les jardins de Tananarive :
- Le tronc plus ou moins ramifié, à l’aspect extérieur d’un stipe de palmier, les cicatrices des feuilles y restant assez longtemps empreintes.
- Sa structure interne s’en rapproche aussi, il ne présente pas de zones concentriques marquées.
- Ses feuilles sont groupées en bouquet au sommet des branches, elles sont allongées, linéaires, aiguës au sommet, d’un vert foncé.
- On les utilise souvent pour tresser des chapeaux ou de petits ouvrages de vannerie.
- C’est aussi elles qui remplacent généralement le buis à l’église, le jour de la bénédiction des rameaux. L’arbre était d’ailleurs autrefois sacré et les Malgaches allient ainsi, l’ancienne coutume païenne, aux nouvelles traditions du catholicisme.
- On voit apparaître à la saison chaude ses grandes grappes de fleurs d’un blanc rosé, à sépales et pétales colorés, construits sur le type 3.
- Son fruit est une petite baie globuleuse.
- Ils sont souvent plantés dans l’Est pour servir de tuteurs aux lianes de vanille.
- Leurs jeunes fleurs servent ici de condiment pour assaisonner le riz. On leur attribue aussi des propriétés astringentes, hémostatiques, fébrifuges, etc. qui les font utiliser souvent par les empiriques.

Ces plantes composent la famille des Liliacées-Agavacées

Plantes alimentaires

Plusieurs plantes de cette famille ont été introduites à Madagascar pour les produits alimentaires qu’elles fournissent :

L’ail, Allium sativum (Liliaceae), est originaire d’Asie-centrale. Le genre Allium comprend 700 espèces. C’est probablement la plante la plus anciennement introduite à Madagascar. Il fut signalé en Imerina, en 1744. II est d’ailleurs connu sous le nom de tongologasy qui marque l’ancienneté de sa culture. Tongolo vient du swahili : kitunga et indique une introduction par la côte-africaine. L’ail est connu depuis l’Antiquité, aussi bien pour ses vertus gastronomiques que médicinales.
- C’est une plante herbacée, de 70 centimètres de haut, à feuilles longues de 30 centimètres.
- Son bulbe formé de bourgeons renflés, les caïeux, est utilisé comme condiment et fait l’objet de cultures importantes dans le Centre et l’Ouest de la Grande-Île.
- Ces bulbilles blanches sont utilisées aussi pour la pharmacologie, sous forme d’huile essentielle où elle exerce une action importante de vasodilatation sur les artérioles et capillaires.

L’échalote, Allium ascalonicum (Liliaceae) ou oignon d’Ascalon, appelée tongolomadinika, en raison de ses bulbes plus petits, est aussi une culture fort ancienne en Imerina.

L’oignon, Allium cepa (Liliaceae), fut introduit beaucoup plus récemment comme l’indique bien son nom vernaculaire tongolombazaha. Ce sont les missionnaires qui l’importèrent au XIXe siècle.

Enfin l’asperge, Asparagus officinalis (Liliaceae), fut introduite après la conquête et est aujourd’hui l’objet de cultures étendues aux environs de la Capitale. On consomme ses jeunes tiges tendres et étiolées. La plante comporte à la base de ses tiges aériennes annuelles, une tige souterraine, un rhizome, appelé « griffe » par les horticulteurs.
- C’est une plante de 1 mètre de haut, à rameaux flexueux, à feuillage très léger, réduit à des écailles.
- Ses fleurs sont verdâtres.
- Ses fruits sont des baies rouge vif.

Toutes ces plantes malgré la diversité de leur port ont en commun les caractères suivants :
- Plantes vivaces, souvent par leur bulbe ou leur rhizome.
- Leurs feuilles sont linéaires, à nervures parallèles.
- Leurs fleurs sont régulières, construites sur le type 3 avec un ovaire libre à 3 loges. Le calice et la corolle sont colorés.
- Le fruit est une capsule à 3 loges ou une baie.
- La graine, quelle que soit sa forme, possède toujours un seul cotylédon.

On les a groupées dans la famille des Liliacées
(Lilium : nom latin du lis)

Les lis sont quelquefois cultivés dans les jardins des Hauts-Plateaux pour leurs grandes fleurs blanches et parfumées.

LES FAMILLES VOISINES

Les Crinum, crinole ou lis indien, sont communs dans les lieux humides des forêts et sont souvent plantés dans les jardins de Tananarive, pour leurs fleurs très décoratives. On le nomme en malgache kingatsi ou kingatsa, vahondrano, Crinum defixum (Amaryllidaceae) :
- Leurs fleurs d’un blanc rosé atteignent une vingtaine de centimètres de longueur.
- Elles comprennent un tube très allongé et mince résultant de la soudure du calice et de la corolle et qui s’épanouit au sommet, en 6 lobes ; 6 étamines soudées sur la gorge du tube.
- L’ovaire est infère ou adhérent, à 3 loges, surmonté d’un style filiforme très allongé, terminé par un stigmate faiblement dilaté. Le fruit est une capsule à 3 loges contenant de grosses graines arrondies.

Les crinoles appartiennent à la famille des Amaryllidacées qui se différencie bien des Liliacées, car son ovaire est infère et non supère. Ce sont des plantes toxiques, surtout par leurs bulbes.

Les amaryllis, Amaryllis belladona (Amaryllidaceae) ou lis Saint-Jacques servent de type à cette famille. Ce sont des plantes à bulbe, dont le port rappelle beaucoup celui des Crinum. Ils sont souvent cultivés dans les jardins, pour leurs grandes fleurs rouges ou rosées.

Les agaves, Agave (Agavaceae), sont de grandes plantes crassulescentes, originaires du Mexique et introduites d’Amérique. Elles se rencontrent souvent aussi à Madagascar, où elles se sont naturalisées. Les Malgaches les nomment généralement taretra en raison des fibres très nombreuses que renferment leurs grandes feuilles et qui sont fort utilisées ou maguey :
- Une des espèces, le sisal, Agave sisalana (Agavaceae), fait l’objet de cultures importantes dans le Nord, l’Ouest et le Sud.
- Ses fibres sont exportées sur l’Europe où elles servent à la préparation - des ficelles.
- Les Européens confondent souvent les agaves avec les aloès et leur donnent ce dernier nom.
- Ses feuilles disposées en rosette s’achèvent par une épine.
- Il se forme une grande hampe longue de plusieurs mètres, portant de nombreuses fleurs, d’un vert jaunâtre, formant comme une brosse.
- Leurs fleurs à ovaire infère montrent bien, qu’ils appartiennent aux Amaryllidacées et non aux Liliacées.
- Il est d’autre part, un procédé plus pratique, pour discerner ces deux genres : les aloès ont des feuilles charnues qui se cassent transversalement. Alors qu’il est impossible de casser ainsi celles des agaves, en raison des nombreuses fibres qu’elles renferment.
- C’est une espèce monocarpique, c’est-à-dire qu’elle meurt après la floraison.
- Il se forme de nombreux drageons à la base qui permettent la reproduction de la plante.
- Avec son suc fermenté, on obtient un « vin de maqué » ou « pulqué » et de l’eau de vie nommée « mescal ».

Ces plantes appartiennent à la famille des Agavacées.

Les glaïeuls, Gladiolus (Iridaceae), en malgache, tenindahy, fodilahimena, kitenindagy sont aussi souvent cultivés pour leurs hampes de fleurs si décoratives. Ils comptent trois espèces spéciales à la Grande-Île :
- Ce sont encore des plantes herbacées, pourvues d’un bulbe.
- Leurs fleurs sont irrégulières. Elles comportent 3 sépales et 3 pétales colorés, de tailles inégales et 3 étamines. Ce qui les distingue nettement des plantes de la famille précédente.
- Leur ovaire est infère et à 3 loges.

C’est l’iris, Iris (Iridaceae) qui sert de type à cette famille des Iridacées

L’iris est parfois cultivé pour ses fleurs aux coloris délicats, dans quelques jardins des Hauts-Plateaux.

Les cannas ou balisiers, Canna indica (Cannaceae), sont originaires du Pérou. L’espèce Canna edulis est aussi nommée, arrow-root du Queensland, du fait qu’elle était surtout cultivée en Australie :
- Ils sont un des ornements les plus communs des jardins de l’Est et du Centre.
- Leurs grandes hampes de fleurs jaunes ou rouges et leurs feuilles, souvent colorées elles-mêmes, sont fort décoratives.
- Les fleurs ont une particularité curieuse, non seulement les sépales sont colorés comme les pétales, mais les étamines externes elles-mêmes sont transformées en grandes pièces pétaloïdes colorées. Les étamines internes sont souvent aussi transformées en une languette pétaloïde d’un côté, tandis qu’elles portent de l’autre, une moitié d’anthère. Enfin le pistil lui-même porte souvent des ailes plus ou moins développées qui le font ressembler à un pétale.

Cette fleur très commune peut donc servir d’exemple typique de la transformation progressive des pièces du périanthe, en feuilles staminales ou carpellaires.

- Leurs fruits sont tri-oculaires à deux graines noires par loges.
- Le balisier affectionne surtout les régions chaudes. Cependant, il est vivace grâce à son rhizome et peut supporter quelques petites gelées. À Antsirabe notamment, il subit souvent sans dommage des températures de 2 à 5°.
- Il est naturalisé en maints endroits dans l’Est et le Centre.
- Les Merina le nomment tsipikopiko, parce que ses graines sont projetées à faible distance quand la capsule s’ouvre à maturité. Les Betsimisaraka l’appellent rengirotra (qui s’accroche) car ses racines très nombreuses, fixées au rhizome, lui permettent en effet de vivre dans des endroits abrupts, où la végétation serait difficile pour une plante ordinaire.

Le canna est le type de la petite famille des Cannacées
Il est répandu dans toutes les régions tropicales du globe.

Le gingembre, Zingiber officinale (Zingiberaceae), est originaire de l’Inde. Ses noms malgaches sont : sakamalao ou sakavivo.
- Il est cultivé depuis longtemps (XVIe siècle) pour ses rhizomes à saveur piquante qui servent comme condiment.
- On lui attribue aussi nombre de vertus médicinales : toniques, excitantes, stomachiques. Le suc des rhizomes est introduit, dans les narines pour combattre les maux de tête.
- C’est une plante herbacée de 60 centimètres de haut, glabre, très odorante dans toutes ses parties, avec des feuilles alternes, longues de 10 à 15 centimètres et des fleurs jaunâtres, maculées de pourpre qui apparaissent sur des tiges différentes de celles des feuilles et naissent à l’aisselle de bractées.

Le safran des Indes ou souchet, Curcuma longa, syn. C. domestica (Zingiberaceae) ou en malgache tamotamo, fut aussi introduit très anciennement à Madagascar. Son nom vernaculaire se rapproche du malais « tamu ». Mais il est cependant naturalisé surtout dans l’Est et fut vraisemblablement introduit par les Arabes sur la Côte-occidentale :
- C’est une plante herbacée de 70 centimètres de haut, à feuilles alternes.
- Sur une autre tige partant de la racine, l’inflorescence est compacte, avec des bractées blanches.
- La fleur rose ou violette est axiale, zygomorphe et jaune.
- Le rhizome tortueux est comparable au gingembre, mais plus droit et brun pâle. Il donne une poudre jaune après avoir été lavé et broyé :
- 1°) Celle-ci entre notamment dans la préparation du cari, condiment fort apprécié des créoles.
- 2°) Elle est très utilisée comme plante tinctoriale. Son jaune safran est dû à la curcumine, un colorant naturel utilisé pour colorer le beurre et certains fromages.

Les Hedychium, Hedychium coronarium et H. peregrinum (Zingiberaceae), Gingembre de Madagascar ou en malgache fakamalao, longaza, sakamalao : Ce sont de grandes plantes herbacées des lieux humides, atteignant 1 mètre 50, à rhizome. Ils produisent des fleurs blanches à gorge jaune, en grappes terminales, très parfumées et ornementales. Introduits, ils se sont naturalisés dans la Mandraka. (On les confond sous le nom de longoza, avec l’aframome à feuilles aiguës, le véritable longoza, dont les fruits comestibles sont fort appréciés.)

Ces plantes ont été groupées dans la famille des Zingiberacées
(Du nom latin du gingembre : Zingiber)

Cette famille est caractérisée :
- Par ses fleurs irrégulières, à 3 sépales pétaloïdes et 3 pétales inégaux, 3 étamines transformées en pièces pétaloïdes, dont les 2 latérales plus petites et l’antérieure plus grande qui reçoit le non de labelle.
- Une seule étamine est fertile.
- L’ovaire est infère à 3 loges, surmonté d’un style recourbé, dont le stigmate est introduit entre les loges de l’anthère.

Les bananiers, Musa (Musaceae) qui jouent un rôle si important dans l’alimentation de nombreux peuples, furent introduits très anciennement à Madagascar. Les premiers émigrants les apportèrent peut-être avec eux, en même temps que le riz. En tous cas, les premiers européens qui débarquèrent dans l’île signalent déjà cette plante comme très répandue. Le nom vernaculaire ontsy ou otsy est à rapprocher des noms que beaucoup de populations d’Océanie donnent à cet arbre fruitier (numtchi, en batak par exemple). Mais le grand nombre des variétés cultivées laisse à penser que de nombreuses introductions successives ont été réalisées, aussi bien par l’Est que par l’Ouest. Le nom d’akondro qui est aussi très répandu est d’ailleurs à rapprocher du swahili « ankungu », les Malgaches les nomment aussi katakata.
- L’inflorescence du bananier très volumineuse a reçu le nom « de régime ».
- Lorsque les inflorescences sont pendantes, la pollinisation se fait de nuit par les chauves-souris, chaque fleur ne restant fonctionnelle que pour une seule nuit.
- Elle comporte un axe principal sur lequel s’insèrent de nombreuses bractées, d’un rouge violacé.
- À l’aisselle de chacune de ces bractées, on voit de 6 à 20 fleurs, presque sans pédoncule.
- Ces fleurs ont un ovaire infère, allongé qui a déjà la forme d’une petite banane.
- Cet ovaire à trois loges renferme de nombreux petits ovules, généralement mal constitués. Les 3 sépales et 2 des pétales sont soudés en un tube terminé par 5 lobes. Le pétale postérieur, seul est libre. II y a généralement 5 étamines fertiles, la 6ème étant réduite à un staminode.
- En Asie-méridionale qui semble bien être sa patrie d’origine, de nombreuses variétés de bananiers donnent de petites graines noyées dans la pulpe du fruit.
- Outre ses usages alimentaires, le bananier fournissait encore autrefois des fibres qui permettaient le tissage des lamba sarika. Ces tissus peu résistants ont été abandonnés pour ceux de coton.

Ils appartiennent à la famille des Musacées

Le ravenala, Ravenala madagascariensis (Strelitziaceae) ou arbre du voyageur, est sans doute un des végétaux les plus représentatifs de Madagascar. Tout le monde connaît sa silhouette si particulière, due à ses grandes feuilles disposées en éventail. C’est une des espèces qui s’installent le plus souvent à l’emplacement de la forêt primitive, lorsqu’elle est détruite. Aussi couvre-t-elle d’immenses étendues, surtout dans le domaine oriental. Les habitants l’utilisent d’ailleurs parfaitement :
- Le tronc et les feuilles servent pour la construction des cases.
- Les graines sont consommées après broyage.
- La sève constitue une boisson sucrée. Le ravenala est un proche parent du bananier.

Il appartient à la famille des Strélitziacées.

L’ananas, Ananas comosus (Bromeliaceae), est une plante américaine, mais qui fut répandue très rapidement dans tout le monde tropical, dès la découverte de l’Amérique. Elle avait été introduite à Madagascar et aux Comores avant l’an 1600 et était déjà passée à l’état spontané en 1658, sur les montagnes qui entourent la Baie d’Antongil. Je l’ai trouvé passé à l’état sub-spontané également sur des rochers, entre Farajangana et Manakaro.
- Il se multiplie en effet avec une grande facilité par ses rejets et ses bulbilles.
- La partie consommable est l’inflorescence entière dont l’axe, les fleurs et les bractées sont devenus charnus et concrescents.
- Cette inflorescence est couronnée par un bourgeon terminal qui sert à multiplier la plante. Il suffit de le planter en terre, pour que des racines se développent à sa base.

Il appartient à la famille des Broméliacées.

II faut enfin citer ici, les ignames, Dioscorea (Dioscoreaceae) ou igname de Chine qui sont des plantes alimentaires de tous les pays tropicaux : L’igname ailé, Dioscorea batatas, en particulier occupait autrefois dans l’alimentation des malgaches une place importante :
- Ses tubercules sont utilisés et conservés comme les pommes de terre.
- Il fut depuis remplacé par la patate et le manioc, introduits au XVIIIe siècle et qui ont non seulement l’avantage de produire des rendements plus importants, mais encore d’être d’une récolte beaucoup plus facile.
- Les tubercules de l’igname descendent verticalement dans le sol, jusqu’à une profondeur de 1 mètre ou 1 mètre 50.
- Cette culture semble bien avoir été introduite par les premiers immigrants orientaux de la Grande-Île.
- Le nom générique malgache des ignames est d’ailleurs très proche des noms polynésiens : « ovy » en malgache et « ubi » à Tahiti et aux Moluques.
- FLACOURT en 1650 signale la plante, sous les noms de « ouvihare » ou « cambare ». Le premier s’applique encore aux variétés foncées (oviharina vient de harina = violacé). Le second semble avoir pour origine, le nom hindou de la plante kam et l’adjectif malgache harina. Il sert encore aujourd’hui à la Réunion pour désigner les ignames d’une façon générale.
- Ce sont des lianes à partie aérienne herbacée.
- Leurs fleurs sont unisexuées et les plantes sont dioïques. Les fleurs sont d’ailleurs très rares.
- Ces plantes produisent souvent à l’aisselle de leurs feuilles de petits tubercules aériens qui, lorsqu’ils tombent à terre, peuvent reproduire une nouvelle liane.
- Il existe de nombreuses espèces spontanées d’ignames un peu dans toutes les régions de l’île : ovinala.
- Les Malgaches les utilisent parfois en cas de disette dans les contrées déshéritées.
- Certaines espèces sont toxiques (macabiha) et produisent très fréquemment encore des empoisonnements. Il est toujours prudent, lorsqu’on n’est pas certain de l’espèce consommée, de faire subir au tubercule une ébullition prolongée, en jetant l’eau de cuisson à une ou deux reprises, avant de passer à la préparation définitive. On limite ainsi les risques d’empoisonnement, car le produit toxique se décompose et est éliminé.

Ils appartiennent à la famille des Dioscoréacées.

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