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01) La renoncule

La renoncule de Madagascar

Renonculacées : Nymphéacées

TYPES DES PLANTES DE MADAGASCAR

1er TYPE

La renoncule de Madagascar, Ranunculus pinnatus (Ranunculaceae), est connue des Malgaches sous le nom de tongotramboabe ou d’odiandoha : C’est une petite plante herbacée à feuilles parsemées de poils fins. Elle est surtout commune dans les lieux humides et dans les clairières des forêts. Ses fleurs sont plus petites que celles « du bouton d’or de France » qui est aussi une renoncule. Elles comprennent : 5 sépales généralement repliés en arrière, 5 pétales jaunes, un très grand nombre d’étamines et enfin au centre des carpelles également très nombreux. Si l’on examine avec attention la façon dont les étamines sont disposées à l’intérieur de la fleur, on peut voir que leurs filets s’insèrent sur une ligne spiralée et non sur des corolles concentriques, comme dans la plupart des fleurs. Leur nombre varie avec le développement de la fleur : on dit qu’elles sont en nombre infini. Les étamines et les carpelles sont groupés par une sorte de renflement du pédoncule de la fleur qu’on appelle le réceptacle. Lorsque la fleur se fane, chaque carpelle grossit et donne naissance à un petit fruit sec, coriace qui ne s’ouvre pas à maturité : c’est un akène. Chaque akène est pourvu de petits ornements et d’un bec crochu qui lui permet d’adhérer à la toison des animaux et assure la dispersion de l’espèce. C’est pourquoi, elle existe non seulement dans tout le Centre, l’Est et le Sud-est de Madagascar, mais encore en Afrique tropicale et au Cap.

Toute la plante contient un suc brûlant et vénéneux et les animaux ne la consomment jamais.

Elle est très utilisée en médecine populaire : La poudre des feuilles est prisée, pour combattre les maux de tête. Les feuilles fraîches pilées servent de vésicatoire et sont appliquées sous forme d’emplâtre, dans le traitement de la gale et des maladies de la peau. On l’a même utilisée en Europe, surtout en Italie, où certains spécialistes préconisaient l’emploi de l’extrait alcoolique de la plante, dans le traitement des sciatiques rebelles.

PLANTES VOISINES

La clématite à feuilles disséquées, Clematis mauritiana (Ranunculaceae), (Fig. 1) est assez commune dans le Centre de Madagascar, car elle résiste bien aux incendies de prairies. Mais alors qu’elle constitue une liane nettement ligneuse au milieu des rochers humides protégés des feux, c’est au contraire une plante herbacée à tiges annuelles dans les prairies régulièrement incendiées. Cette curieuse transformation qui n’est d’ailleurs pas héréditaire, prouve combien certains types biologiques sont élastiques. C’est d’ailleurs ce qui lui a valu son nom vernaculaire : odiandoha.

Caractéristiques de la clématite à feuilles disséquées :

La forme de ses feuilles peut également beaucoup varier :
- Tantôt, elles comportent trois folioles plus ou moins divisées.

- Tantôt, elles sont extrêmement disséquées et réduites à de fins éléments ne comportant guère qu’une nervure.

- Les fleurs sont grandes, d’un blanc crème, composées de 4 sépales opposés deux à deux, d’un grand nombre d’étamines et de nombreux carpelles pourvus d’ornements.

- Chaque carpelle se transforme en un grand ornement plumeux.

- L’ensemble des fruits est assez décoratif.

La clématite trifide, Clematis trifida, (Fig. 2) : Les Malgaches connaissent cette plante sous le nom de farimaty, fotsivolomanokana ou Fanoroboka. Ce dernier est une allusion à l’usage qu’on en faisait dans la préparation des prétendus remèdes contre la lèpre : le suc de la plante très vésicant était appliqué sur la peau pour provoquer une desquamation rapide et faire disparaître, au moins temporairement, les symptômes de la maladie. Le malade échappait ainsi au dépistage.

II existe plusieurs autres espèces de clématites à Madagascar.

Ces plantes appartiennent à la famille des Renonculacées qui est caractérisée par ses fleurs à pièces florales libres, nettement séparées, en nombre indéfini, insérées sur un réceptacle suivant une spirale continue.

Elles sont à rapprocher de la renoncule de France ou bouton d’or et de la clématite vigne-blanche ou de l’anémone.

Le nénuphar étoilé, Nymphaea stellata (Nymphaeaceae), couvre souvent les étangs et les lacs de ses belles fleurs, dont le coloris peut varier du blanc presque pur au bleu ou au violet.

C’est un proche parent des nénuphars de France et il appartient comme eux à la petite famille des Nymphéacées qui ne compte que des plantes aquatiques.

Une particularité intéressante de sa fleur est le grand nombre de formes de transition qu’elle offre entre ses diverses pièces typiques : passage insensible des sépales verts aux pétales plus ou moins colorés, puis du pétale de plus en plus étroit et portant souvent une ou 2 loges d’anthère, dépourvues de pollen, à l’étamine proprement dite.

Les Malgaches connaissent la plante, suivant les régions, sous les noms de tatamo, voalefoka, voahirana, betsimihilana, tsiazondia : Ils en consomment souvent les tubercules et les fruits. Ils utilisent ses propriétés calmantes et émollientes. Les feuilles sont aussi souvent utilisées, comme aliment pour le bétail.

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