Vidéo : Travail à l’herbier de Guyane

Cette vidéo présente le travail de Jean-Jacques de Granville et de Lucile Allorge à l’herbier de Guyane situé à Cayenne :

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Retrouvez ici la Flore des trois Guyanes, Apocynaceae par Lucile Allorge.

Texte d’accompagnement

Lucile Allorge se rend à l’herbier de Guyane situé à Cayenne. Elle a rendez-vous avec son collègue Jean-Jacques de Granville pour participer à l’identification des herbiers. Des compacteurs permettent de stoker sur une petite surface une grande quantité d’échantillons botaniques. Il s’agit d’armoires sur roulettes dans lesquelles on classe les herbiers par famille puis par genre. Les champignons et les lichens sont rangés à part dans des sachets papier et conservés dans des boites identifiées.

Il y a actuellement 300 000 plantes à fleur connues dans le monde et donc une classification des végétaux est nécessaire (arbre phylogénique). Elle s’est faite principalement par la morphologie, c’est-à-dire sur les caractères observables à l’œil nu (étude à la loupe d’une plante). Chaque plante a été nommée par un nom double équivalent au nom et au prénom. Dans une famille de plantes telle que les légumineuses, tout le monde peut observer la ressemblance des fruits de l’arbre de Judée et du petit pois ou des fleurs de la Pervenche et du Frangipanier, c’est pourquoi on les classe dans la même famille. Le genre sert à classer des espèces qui partagent encore plus de caractères. Du temps des Grecs les plantes étaient classées selon leur port : arbre, arbuste, liane ou herbe. On s’est rendu compte que ce classement ne fonctionnait pas correctement car on séparait des plantes proches par leur fleur et leur fruit.

Lucile et Jean-Jacques passent en revue des herbiers pour en vérifier l’identification. Chaque plante séchée est analysée en détail puis comparée à des livres de référence et aux informations notées dans les carnets de récolte. Lors de la collecte des plantes dans la nature, des échantillons sont prélevés et mis à sécher entre deux feuilles de papier journal. Dans les pays humides comme la Guyane, un four peut-être utilisé pour accélérer le séchage et s’assurer que les plantes ne sont pas abîmées par des moisissures.

La plante est alors collée sur une feuille de papier blanc avec de petites bandes collantes ou à la colle thermo-fusible de façon à pouvoir les détacher en cas de nécessité. Une étiquette est ajoutée qui précise le lieu et la date de récolte ainsi que le nom de l’espèce à laquelle la plante appartient. Identifier le nom d’une plante s’appelle une détermination. Seule une longue expérience permet de pratiquer cette activité.

Palissandres (Dalbergia)

Photo de Dalbergia

Photo de Dalbergia

Photo de Dalbergia

Photo de Dalbergia

Photo de Dalbergia

Les Dalbergia de Madagascar ont été revus récemment par Jean Bosser avec un article publié en 1996, dans la revue Adansonia 18, page 171-212 puis dans le livre The Leguminosae of Madagascar de D.J. Du Puy, J.-N. Labat, R. Rabevohitra, J.-F. Villiers, J.Bosser et J.Moat publié par Kew en 2002. Les photos en couleur sont de Du Puy, espèces représentées : D. davidii, emirnensis, emirnensis var. decaryi, pervillei, purpuracens, trichocarpa et xerophila. Le genre comprend 43 espèces à Madagascar dont 42 sont endémiques, Dalbergia bracteolata est également africaine et est une liane inexploitable. Deux autres espèces sont lianescentes, D. bojeri et D. glaberrima ssp ankaranensis (de l’Ankarana). Il y a également une planche noire et blanche comparant les divers fruits et leur graine, les gousses sont plates et ne possèdent qu’une seule graine ou selon les espèces, 2 à 3, elles se dispersent très facilement par le vent. Une autre planche en noir et blanc comprend 3 espèces : D. monticola, baronii et xerophylla page 338. Page 349, D. emirnensis var. decaryi, maritima et pervillei. Page 354, D. purpurascens, noeperrieri, trichocarpa. Il est difficile de déterminer les feuilles s’il n’y a pas d’autres éléments.

Publications de Pierre Boiteau en ligne

Voici certains des publications de Pierre Boiteau disponibles en ligne :

* Cours de botanique : (lien à venir)

* Numérisation d’un article « Sur la première mention imprimée et le premier échantillon de Catharanthus roseus (L.) G. Don. » : Premiere_motion_pervenche.pdf (5,2 Mo au format PDF)

* Articles de la revue Bulletin de l’Académie Malgache – Tome XX – Année 1937 :

L’importance de la caryologie dans l’étude de la phylogénie et de l’évolution des espèces végétales à Madagascar
Caryologie du manioc cultivé Manihot utilissima
Germination asymbiotique de graines de vanillier (Vanilla planifolia)

Espèces dédiées à Pierre Boiteau (éponymie) :

  • Helichrysum boiteaui Humbert, Bull. Soc. Bot. France, 1938 : 662.
  • Bulbophyllum boiteaui Perrier de la Bâthie, Not. Syst., 1939 : 38.
  • Senecio boiteaui Humbert, Not. Syst. 1942 : 110.
  • Aloe boiteaui Guillaumin,* *Bull. Mus. Nat. Hist. nat. 1942 : 349.
  • Asplenium boiteaui Tardiot-Blot, Mém. Inst. Scient. Madagascar, sér. B, VII, 1956 : 51.
  • Croton boiteaui Léandri, Adansonia, sér. 2, X(3), 1970 : 313.
  • Pandaca boiteaui Markgraf, Adansonia, sér. 2, XII(2), 1972 : 218.
  • Benthamia boiteaui Hervouet, Adansonia, sér. 3, XXXVI (2), 2014 : 209
  • Livre : Madagascar, l’éden fragile

    Madagascar, l’éden fragile

    En 2010, à l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, nous vous présentons un livre « Madagascar, Eden fragile ». C’est l’une des dernières terres à avoir été peuplée par l’homme, vers l’an 600 de notre ère. Une flore et une faune uniques s’y sont développés pendant 65 millions d’années en autarcie, depuis son détachement de l’Afrique et de l’Inde. Par bien des aspects, Madagascar est un éden que très tôt, en 1927, des hommes ont tenté de préserver avec la mise en place d’aires protégées et de réserves naturelles, dans le but d’augmenter les connaissances sur la biodiversité, qui est un enjeu planétaire et un patrimoine de l’Humanité.

    Texte : Lucile Allorge
    Photos : Régine Rosenthal
    Éditeur : Editions Privat 2010

    Photos de l’Arboretum Pierre Boiteau

    Le Conservatoire de Madagascar (Arboretum Pierre Boiteau) est situé à 10 km de l’aéroport international d’Ivato Antananarivo (Tananarive). Sur une superficie de 2,5 hectares, le long du lac d’Ivato, 600 espèces de plantes sont présentées dont 80 pour cent d’endémiques à Madagascar.

    Conservatoire de Madagascar

    Arboretum Pierre Boiteau

    Arboretum
    Bismarckia nobilis, un des plus beaux palmiers de la Grande île, originaire de l’Isalo.

    Le Conservatoire de Madagascar (Arboretum Pierre Boiteau) est situé à 10 km de
    l’aéroport international d’Ivato Antananarivo (Tananarive). Sur une superficie de 2,5 hectares, le long du lac d’Ivato, 600 espèces de plantes sont présentées dont 80 pour cent d’endémiques à Madagascar. Le but étant de pouvoir préserver des espèces en danger dans leur milieu naturel.

    Cet arboretum est nommé en l’honneur de Pierre Boiteau, botaniste français ayant conçu le parc zoologique et botanique de Tsimbazaza à Tananarive en 1935. Ce conservatoire a été réalisé par Maxime Allorge, petit-fils de Pierre Boiteau et créateur également de Lemurs Park, réserve privée de lémuriens.

    L’Arboretum Pierre Boiteau est accessible par la route circulaire autour de lac, mais aussi par bateau à moteur. C’était un verger, crée il y a cinquante ans avec plusieurs variétés de manguiers, orangers, citronniers, mandariniers, avocatiers, rotra, etc.

    Il y a maintenant une belle palmeraie, avec 18 espèces, 3 espèces de boababs et de nombreux arbres endémiques, Phyllartron, palissandres, ébènes, agrémentés d’Aloès, d’orchidées, de fougères et de plantes grimpantes, avec une partie dédiée aux plantes du Sud, Pachypodium, Alluaudia, Aloe, Didiera, Kalanchoe etc.

    Position :
    GPS Coordinates
    S 18°47.604′
    E 47°30.252′
    1,264m elevation
    sur OpenStreetMap
    sur Google Maps

    Visite en photos du conservatoire :

     

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum
    De ce kiosque on apperçoit Antananarivo et le Palais de la Reine

    Arboretum
    Vue sur l’aéroport

    Arboretum
    Vue sur Antananarivo, et le palais de la Reine, au loin.

    Arboretum
    Plantes du sud de Madagascar

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum
    Baobabs et palmiers

    Arboretum
    Bismarckia nobilis

    Arboretum

    Arboretum
    Orchidée

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum
    Grande avenue d’Araucaria et de Pins

    Arboretum
    Ficus elastica dominant une statue de Boudha

    Arboretum
    Arbre pieuvre : Alluaudia procera avec ses petites feuilles
    verticales et ses petites fleurs vertes au sommet

    Arboretum
    Arbre pieuvre : Alluaudia procera avec ses petites feuilles
    verticales et ses petites fleurs vertes au sommet

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

    Arboretum

     

    Photos et texte : © Ile Rouge